La semaine dernière, j’ai eu la chance de participer à la Semaine du Sans Gluten #SSG en animant un atelier qui s’intitulait « Comment cuisiner sans lactose ». Merci Soraya pour l’invitation ;)

C’était la première fois que j’avais l’opportunité de parler « publiquement » de mon expérience en dehors de mon entourage proche. J’ai donc essayé de transmettre ce que j’ai vécu durant ces 2 dernières années, mes changements de vie liés à la découverte de mes intolérances alimentaires, comment apprivoiser son corps et cette nouvelle cuisine qui s’offre à nous et éliminer la frustration qui peut être très pesante au début.

Nous avons échangé sur pas mal de choses avec le petit groupe qui était présent. Voici le débrief de mes idées et conseils pour une cuisine quotidienne sans lactose.

1. Les laits végétaux

Déjà commençons par la base, comment remplacer le lait de vache dans son état le plus brut ? C’est bien sûr par les laits végétaux. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir le choix, amande, noisette, soja, coco, riz… Ils sont accessibles en magasins bio et en grande surface.

Comme je leur disais, je ne suis ni nutritionniste, ni médecin, ni naturopathe mais j’ai mis un point d’honneur sur le soja que je consomme beaucoup avec le lait d’amande. Il me paraît important que si vous choisissez des produits à base de soja, mieux vaut les prendre biologiques. A mon sens, le soja, comme le blé et le maïs, fait parti des céréales qui subissent malheureusement le plus de transformations, malmenés par les pesticides et qui sont difficilement traçables. Alors mieux vaut prévenir que guérir. Prenez du soja bio et comme dans toute alimentation équilibrée, consommez-le de manière raisonnable. Je ne dis pas avoir raison mais c’est ma profonde conviction.

Mes laits chouchou sont donc l’amande, le soja et le lait de coco. Le soja est le plus neutre, utile pour la béchamel, crème anglaise, quiches. J’utilise aussi la crème de soja. Elle fonctionne très bien pour les risottos. Pour ce plat, il faut savoir que les laits végétaux cuisent et caillent très vite. Il est important de les ajouter en fin de cuisson.

Le lait d’amande va très bien dans les gâteaux et les smoothies. Il est aussi facile à préparer. Il faut simplement penser à faire tremper les amandes quelques heures dans l’eau froide avant de les mixer et de passer le mélange amande-eau dans un linge. Ne jetez pas la poudre, vous pouvez vous en servir dans les gâteaux !
Les amandes sont très intéressantes pour leur apport en calcium, elles en contiennent 2 fois plus qu’un yaourt au lait de vache pour la même quantité si vous choisissez des amandes non émondées (qui ont gardé leur peau brune).

Enfin le lait de coco. Il se marie très bien dans les soupes. Ils donnent une onctuosité que le fromage ou la crème fraîche classique peuvent donner. Il est très bien aussi pour faire la chantilly, si vous utilisez la partie solide exclusivement. Comme le lait d’amande, il est délicieux dans les smoothies aussi bien pour sa texture que son goût exotique et sucré.

2. Le tofu

Pendant l’atelier j’ai pas mal parlé du tofu, qui est fait à base de soja. Je m’en sers pour certaines recettes car le tofu a l’avantage de proposer plusieurs textures qui sont faciles à travailler. Par exemple, le tofu (bio hein) que vous trouvez en rectangle, nature, au curry, fumé, au pesto, au poivron de la marque Taifun sont parfaits pour préparer des tartinades. Soit vous choisissez de partir sur une base nature et vous ajoutez toutes les épices que vous voulez. Soit vous prenez un tofu qui a déjà un goût et vous l’accentuez. J’adore celui au basilic. J’ajoute une bonne huile d’olive, du sel de mer et du basilic frais, du piment d’Espelette, du paprika et un filet de citron. Mixez le tout et vous obtiendrez une tartinade parfaitement parfumée.

Le tofu soyeux est aussi une bonne alternative pour créer une crème au chocolat vegan. Mixez le au robot pendant plusieurs minutes avec du chocolat noir fondu et un peu de vanille. Glissez le mélange dans des ramequins et laissez prendre au frais. Vous verrez c’est très bon !

3. Le lactose dans les produits industriels

Si vous êtes intolérant au lactose et/ou la caséine, vous vous apercevrez très vite que dans la majorité des produits industriels et transformés, il y’a de la poudre de lait. Au début, il est important de lire les étiquettes pour vous rendre compte de la qualité des produits que vous achetez et pour éviter de malheureuses expériences.
Les produits qui sont à mon sens les plus difficiles à trouver c’est la charcuterie sans lactose et le bon vin.

Pour la charcuterie, notez que la marque italienne Montorsi propose toute une gamme sans gluten et sans lactose. Cette marque est disponible en grande surface.
Faites attention en magasins bio car la charcuterie n’échappe pas non plus au lait. Bonneterre a lancé des saucissons et chorizo sans additifs l’année dernière. Et si vous avez des épiceries fines italiennes près de chez vous, n’hésitez pas à demander s’ils ont des charcuteries de bonne qualité et sans additif. Pour ma part, c’est général dans ce type de boutique que j’en trouve.

En dehors de la charcuterie, il y’a malheureusement le vin blanc qui est touché par le lait. Je m’en suis aperçue après avoir eu des migraines extrêmement fortes quand j’avais bu quelques verres de vin blanc (en toute modération bien sûr haha). Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, je n’ai jamais été migraineuse alors j’ai cherché pendant plusieurs mois ce qui pouvait en être la cause. Je suis tombée sur des articles et des sites qui parlent du « collage » du vin blanc. Visiblement la caséine est couramment utilisée pour rectifier la couleur jaune du vin blanc (si j’ai bien compris tout ce que j’ai lu). Même si la loi oblige de noter les traces d’allergènes dans les vins, je ne suis pas sûre que ce soit encore bien respecté. Prudence donc !
Encore une fois, privilégiez des vins bio.

Bon et le mot de la fin, qui est le plus important je pense. Ecouter les signaux que donnent notre corps, s’amuser et prendre plaisir à cuisiner et goûter restera toujours le plus important. Il est plus facile de voir ce mal pour un bien. Sur le long terme, cela permet de développer votre créativité en cuisine :)

frichty sans lactose

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